USA 2016

Un mois de vadrouille sur la côte Est des USA
avec la technique radio en ligne de mire
 

J'ai voulu m'immerger dans la culture américaine afin, entre autres de perfectionner ma compréhension de l'américain et de voir de près ce que je n'avais vu que dans des livres. Et je dois dire que je n'ai pas été déçu! Ce qui suit ne relate que la partie radioamateur ou plus largement scienmtifique de mon périple

 

 

Chicago

 

Je suis donc arrivé sur sol américain à Chicago (Illinois) et ai visité le sous-marin allemand U-505 dans le musée technique. C'est le seul sous-marin capturé intact par la marine US en 1944 à être exposé sur sol US.

 

 

 

Dayton

 

De là, j'ai pris l'avions pour Dayton (Ohio) afin d'assister à la Dayton Hamvention, le plus grand meeting radioamateur du monde. Ce n'est pas la première fois que j'y participais mais ce sera la dernière car la Hamvention doit quitter la Hara Arena à la fin 2016.


Cette année je n'ai pas été déçu, la Hamvention est restée telle qu'en elle-même, énorme. Les halles commerciales sont bien remplies et on peut y voir et acheter tout ce que le monde radioamateur US compte de nouveautés. On y trouve toujours ses gros, ses originaux, ses jeunes, ses moyens de transport, ses antennes dans le parking. Et aussi des manipulateurs, des SDR, encore des SDR, les 50 ans de Yaesu, et au marché aux puces (flea market), un KWM-2, un 75A-4, les deux trop lourds pour pouvoir les ramener en Europe, mais un ARC-5 neuf, en emballage d'origine, que m'a vendu cet OM. Là-bas j'étais dans le vent...

 

 

Le samedi, j'ai assisté aux conférences Fast Scan ATV, modérées par Art Towslee WA8RMC, devant une salle assez clairsemée. Manifestement, comme chez nous, l'ATV n'a plus tellement le vent en poupe. A noter qu'en 1998 à Dayton, j'avais été nommé "représentant de l'ATNA" (Amateur Television of North America) en Europe. Faute d'intérêt sans doute, cette association a été dissoute depuis lors.

 

Les exposés se sont succédés:

  • Description des liaisons ATV entre Hawai et la Californie (Gordon WB6NOA)
    Avec une balise à Hawai, il n'y a qu'à attendre que la propagation soit bonne et c'est OK... Mais ce phénomène n'arrive pas tous les jours. Il a décrit en détail le duct que nous connaissons bien en Méditerrannée.
     

  • La DATV haute définition facile (Mel K0PFX)
    Présentation du récepteur et de l'émetteur DVB-T de Hides. Un peu dommage qu'on n'y ait vu que des images piquées sur le réseau TV commercial et pas des images d'amateurs en live. J'ai tenté de parler rapidement de nos expériences en France et en Suisse, mais Art m'a coupé après une seule phrase. Pas très accueillant pour ceux qui viennent de loin et probablement peu désireux que je parle en bien du DVB-T car, pour lui, il l'a longuement exposé suite à mon intervention, il n'y a que le DVB-S qui compte.
     

  • Les relais ATV/DATV en Californie (Mike WA6SVT)
    Alors lui très sympa, d'autant plus que la plupart de ses relais californiens ont maintenant une sortie en DVB-T! Pendant que Art me coupait la parole à ce sujet, il me faisait un coup d'oeil en me disant qu'on ne faisait plus que du DVB-T en mobile en Californie maintenant...

     

  • Conception de relais DATV (Grant VE3XTV)
    Une immense "usine à gaz" qu'il construit pour Montréal.

 

 

Mechanicsburg

 

Je suis ensuite parti en voiture pour Mechaniscburg, en Pennsylvanie, pour y retrouver mon vieux copain John Jaminet W3JMS. Nous nous connaissons de longue date, John et moi, depuis qu'il était venu participer en 1997 au troisième Meeting Swissatv à Ecublens. J'étais content de pouvoir lui rendre visite dans son fief de Mechanicsburg.

 


John W3HMS dans son shack

 

John est actif sur toutes les bandes mais actuellement surtout en 1296 MHz EME grâce à sa parabole de 3m. Son système de pilotage site-azimuth est manuel, les images des capteurs situés sur la parabole sont visualisés sur un écran TV dans son shack. Les antennes qui sont sur son mât lui permettent de trafiquer sur toutes les bandes hyper usuelles aux USA. Il m'a fait la démonstration de la balise multibande qu'il a construite et placée à quelques dizaines de kilomètres de chez lui. Son atelier est bien équipé du point de vue outils et aussi du matériel de réserve et de la documentation. Plusieurs des équipements qu'il utilise en portable y sont stockés, de même que d'anciens équipements, comme par exemple, sa première station 144, son antique récepteur TV, certaine encore là pour lui rappeler qu'il fut un amateur de TV parmi les plus actifs des USA, d'ailleurs membre fondateur de l'ATNA.

 

John et son épouse Velma vivent paisiblement dans cette charmante petite ville dans laquelle il a passé une partie de sa vie professionnelle, dans la Navy. Une particularité des Jaminet qui m'a étonnée: ils vont toujours manger à l'extérieur, ile ne cuisinent pas à la maison. John m'a emmené prendre le petit déjeuner dans établissement où il a ses habitudes. La présentation qu'il m'a faite au patron m'a rappelé l'excellent film de Clint Eastwood "Gran Torino" dans lequel le héro plaisantait avec son coiffeur et le traitait de "coiffeur de mes deux". Là c'est: "Je te présente Michel, à qui je voulais montrer le pire établissement de Mechanicsburg"...

 

C'est avec émotion que nous nous sommes quittés, en pensant que c'était peut-être la dernière fois, vu nos âges respectifs, que l'on se voyait. Ce n'est pas dans ma philosophie de le dire, mais c'est traditionnel aux USA lorsqu'on se quitte: "God bless you John and Velma".

 

 

New York

 

Mon voyage s'est ensuite poursuivi jusqu'à Long Beach, la plage de New York, puis New York. Je fis mon entrée à Manhattan en voiture sans appréhension car la conduite automobile est sage aux USA. Si tu mets ton clignotant  pour changer de file, la voiture d'à côté ralentit immédiatement pour te laisser passer, c'est impressionnant. J'étais d'autant plus sans appréhension que j'avais mon GPS avec moi et que la gentille dame me guidait patiemment. Mais il y eut un glitch à New York: à cause des hauts building qui masquent le ciel, le GPS ne pouvait plus obtenir d'informations de ses satellites. En sortant du tunnel qui relie Brooklyn à Manhattan, la dame me disait de "tenir la gauche" pour me dire, sans crier gare, de tourner à droite, ce qui m'obligeait à couper deux files de voiture! Je m'en suis sorti vivant et suis même arrivé pile devant mon hôtel (vue depuis ma chambre au 40ème étage)!

 


Times Square, le coeur de Manhattan

 

Je n'ai vu aucune antenne de radioamateur à New York. Par contre j'ai visité pour la première fois un porte-avions, l'USS Bataan, qui était à quai au bord de l'Hudson, en libre accès vu que c'était le Memorial Day. Malheureusement, malgré mes tentatives (ouvrir  des portes fermées ou se perdre là où il ne le faut pas), je n'a rien pu voir du local radio. Il est vrai que ce navire est encore actif et que ses équipements tiennent du secret militaire. Mais j'ai pu le visiter, c'est déjà pas mal, contrairement à la base de Toulon il y a quelques années, où je n'avais pas été accepté parce que je ne possédais pas de passeport français. Il faut reconnaître cette qualité aux Américains: ils se donnent de la peine avec le public. Le gouvernement est conscient que son armée est financée par les impôts et qu'elle a besoin d'enrôler des jeunes. Il ouvre donc les porte des ses bases et casernes fréquemment et chacun peut y visiter et photographier en général ce qu'il veut. Pour les étrangers, je pense que cela fait aussi partie de la dissuasion car lorsqu'on voit la technologie  et la discipline qu'on y trouve, on ne peut être qu'impressionné. J'ai encore en mémoire la tenue classe et digne de la femme-officier qui me précédait en sortant du bateau.

 

Je passe évidemment sur les côtés touristiques de ce voyage bien qu'il m'ait permis de faire des connaissances originales et de voir des choses extraordinaires, mais ce n'est pas le lieu ici d'en parler. Je tiens cependant à louer les Américains pour la façon dont ils envisagent leurs rapports avec les photographes, qu'ils soient pro ou privés. On peut photographier ce qu'on veut, partout où on va, que ce soient musées (par ex. au MOMA, du Picasso, Cézanne, Chagall, Modigliani, Van Gogh, etc.) ou établissements publics. En Suisse c'est encore assez libre mais on ne peut en général pas prendre des photos dans les musées et il faut demander l'autorisation dans les établissements privés. Mais en France c'est pire: aujourd'hui on ne peut même plus prendre en photo un bâtiment qui se trouve dans une rue sans devoir en demander l'autorisation, il est par exemple interdit de le faire de la Tour Eiffel ou de la Pyramide du Louvres. Je n'en connais pas la raison, mais la France vit actuellement une situation paranoïaque avec la photo.

 

A New York rien de tel. J'ai pu assister à un championnat du monde de boxe au Madison Square Garden, la salle de boxe mythique de ma jeunesse (je faisais de la boxe à cette époque) sans que ma caméra ne me soit retirée à l'entrée par la sécurité. J'ai pu faire des photos tout à mon aise et même tourner des vidéos dont j'ai fait un petit film tant l'ambiance était extraordinaire. Il faut dire qu'un des adversaire était ukrainien et l'autre mexicain et que leurs communautés respectives emplissaient la salle, bourrée jusqu'à la garde. J'ai même eu le plaisir de voir en chair et en os le présentateur mythique des combats de boxe au MSG, Michael Buffer, maintenant à la retraite. C'est lui qui présenta LE combat de la soirée.

 

 

Washington

 

Je fis en train express, le TGV US, le voyage jusqu'à Washington, DC. "DC" par ce que "District of Columbia", ne faisant partie d'aucun état américain, puisque capitale des USA (Maison blanche). C'est une ville nettement moins agité que New York ce qui ne fut pas sans me déplaire car 8 jours en plein centre de Manhattan, à Times Square, vous use son bonhomme...

 

Entre beaucoup d'autres choses, j'ai pu y visiter deux musées. Le musée national de l'air et de l'espace, où je pus me régaler de tout ce que j'avais vu dans les livres: le module de commande d'Apollo 11, une station GRAB de décodage de signaux radio (NSA), l'astronaute suisse Claude Nicollier (réparation du télescope Hubble), récepteur aviation, récepteur gonio, radar de navigation, une splendide photo du sol lunaire, etc.

 

Un musée encore plus exceptionnel est le Centre Udvar-Hazy de la fondation Smithonian situé à 40 km de Washington, près de l'aéroport de Dullus, en fait une annexe du musée de l'air et de l'espace de Washington. il est énorme si bien qu'il peut contenir le plus gros avions comme par exemple la navette spatiale Discovery (vue arrière). On y trouve beaucoup de merveilles dont Enola Gay, le B-29 qui a largué la bombe atomique sur Iroshima en 1945  (je volerai dans ce même type d'avion quelques jours plus tard à Reading). Oscar 1, le premier satellite radioamateur, vue de dessus, vue de dessous. L'antique lecteur de bande perforée de l'ordinateur Univac 1232. La nacelle du Breitling Orbiter, le ballon avec lequel Bertrand Piccard et Bran Jones ont fait le premier tour du monde. La bombe allemande téléguidée Fritz qui a coulé un destroyer italien en 1943 dont les nazis avaient abandonné le développement car elle devait être larguée puis guidée par un avion qui devait voler lentement et qui était, de ce fait, trop vulnérable. Un avion avec 4 bizarres antennes à l'avant. Un transceiver à 2 fréquences du style de ceux qui étaient parachutés à la résistance française pendant la guerre. Ce ne sont que quelques exemples de ce qu'on trouve dans ce merveilleux musée.

 

Le voyage se poursuivit ensuite en voiture jusqu'à Chicago (1800 km!), avec un premier arrêt à Reading, en Pennsylvanie, où se déroulait un meeting-commémoration World War II et où se trouvait Fifi, le B-29 dans lequel j'avais réservé une place pour un vol de démonstration.
 

 

Reading

 

Les meeting était organisé sur l'aéroport de Reading par une association de passionnés de la dernière guerre mondiale. Et je dois dire que l'illusion était parfaite car le terrain était couvert d'avions, de véhicules et de matériels tous d'époque. Même les militaires semblaient d'époque, déguisés qu'ils étaient avec des uniforme sortis de l'histoire. C'était l'exemple d'un camp militaire, avec tentes, véhicules, cuisine, dépôts et même un mess des officiers dans lequel on pouvait boire un pot (boissons d'aujourd'hui...) tout en écoutant les 3 chanteuses plus vraies que nature qui chantaient sur scène des chansons d'époque. Vraiment on s'y serait crus!

 

Cet homme est resté tout le jour sur son tank. Il sourit car je lui ai dit qu'il était magnifique...

 

Malheureusement pour mon vol, la météo n'était pas très bonne, le vent soufflait ce qui empêchait le B-29 de décoller. Les nombreux autres avions purent cependant le faire comme prévu. Nous étions 6 passionnés à avoir réservé nos places dans cet avion, 3 devant (radio, navigateur et observateur, moi) et 3 derrière comme canonniers. J'avais voyagé 10'000 kilomètres pour faire ce vol et ne voulais pas le rater si bien que je n'ai pas arrêté de harceler les organisateurs, dont la sympathique colonelle Sarah Zimmermann. Je lui ai même demandé si elle était la fille du chanteur Bob  Dylan dont le vrai nom était le même que le sien (non, elle n'est pas). A la fin de la journée j'étais devenu leur copain et je m'entendais appeler "Hello Mike, come on" pour m'annoncer une visite du B-29 et le report du vol au lendemain. C'était une faveur car le meeting se terminait le jour-même. 

 


Fifi, le dernier B-29 encore en état de voler


C'est ce type d'avion, le Boing B-29 Superfortress, qui a largué la bombe atomique sur Iroshima le 6 août 1945. Fifi, du surnom de l'épouse de celui qui a financé la remise en l'état de cet avion, est le dernier B-29 encore opérationnel. Pour pouvoir le certifier, la FAA l'a classé dans la catégorie des prototypes, n'ayant plus aucune référence pour le faire normalement.

 

J'avais découvert cet avion alors que je recherchais un émetteur ARC-5 BC-459 sur le net, du même type que celui que  j'avais utilisé dans les années 60 pour établir mon premier QSO avec une station américaine en CW sur 7MHz.  C'est là que j'ai vu la photo de la station radio de Fifi, entièrement équipée d'équipements de la série Command Set ARC-5, ce qui m'a convaincu de m'inscrire pour ce vol puisque justement je prévoyais d'être en Pennsylvanie ce week-end là.

 


Quel bonheur que d'être devant cette station!

 

Vue vers l'avant depuis ma place
à gauche le pilote et commandant de bord, un texan, au centre un client à la place du bombardier largueur de bombes, et à droite le co-pilote
vers la droite
à gauche le co-pilote texan et à droite, tournant le dos au sens de la amrche, l'ingénieur de bord, en charge du bon fonctionnement des moteurs
vers l'arrière  
Au centre la porte vitrés qui donne sur la soute à bombes, fermée durant le vol afin de garder la cabine pressurisée

 

   

 

Avec, de g. à dr: 2 émetteurs, 3 récepteurs, la dynamotor (sorte de moteur) qui fabrique la haute tension, au-dessus d'elle les 3 télécommandes mécaniques des récepteurs, plus loin sur la droite la boîte de couplage d'antenne. Dessous de g. à dr: le modulateur AM et sur sa droite le récepteur BC-348. L'antenne est un long fil qui part du toit du cockpit et va jusqu'au gouvernail de direction. La station utilise le call KM4RC. Pour la vol de l'avion, ce sont des équipements radio modernes qui sont utilisés.

 

Trouvé sur le net (vidéos en anglais):

 

Schenectady

 

C'est en passant devant ce panneau que j'eus l'idée de m'arrêter dans cette ville. Je pensais pouvoir y visiter le musée qui, je le pensais, devait exister de l'émetteur new yorkais à ondes moyennes dont le nom "Schenectady New York", se trouvait sur le cadran de tous les récepteur broadcast de provenance US. C'est avec un récepteur de ce genre, modifié avec l'adjonction d'un Q-multiplier et d'un condensateur variable d'étalement de bande, que j'entendis mon premier Américain en AM sur 14MHz, W1BDS, "Whisky one Baker Dog Sugar", ça ne s'oublie pas!

 

Je pensais voir une grande antenne à quelque part mais que nenni, la ville était tellement étalée que je ne voyais rien de tel. Renseignements pris auprès de quelques passants, personne n'en avait entendu parler. Sur les conseils de l'un d'entre eux, je résolus d'aller me renseigner auprès des autorités locales mais je ne les trouvai pas mais tombai en passant sur un petit musée historique au bord de la route. C'était une ferme qui avait été toujours habités par la même famille, les Mabee, dont la plupart des membre étaient enterrés là, dans leur propre cimetière. La réceptionniste ne connaissait pas non plus cet émetteur mais me donna l'adresse de la société historique locale où, me dit-elle, je pourrais trouver des informations.

 

Je m'y rendis, mais là aussi je dus, malgré mon GPS, me renseigner auprès de badeaux, que je trouvais en train de s'embrasser (comme frère et soeurs) au bord de la route. Je demandai à l'homme "vous partagez?". Il me regarda tout d'abord d'un air ahuri et, voyant ma mine réjouie, partit d'un grand éclat de rire en comprenant la plaisanterie. Mais oui, ils savaient que ce numéro de maison se trouvait dans cette rue, mais non, ils ne connaissaient pas cette association historique ni mon émetteur d'ailleurs, pourtant ils étaient à-peu-près de mon âge.  Je finis par trouver mon bonheur et y fut reçu par une sympathique secrétaire qui s'échina à trouver quelqu'un d'assez âgé susceptible de me renseigner, mais non, personne ne connaissait. Nous fîmes une recherche sur le net et tombâmes sur la firme General Electric, dont l'immense usine se trouvait effectivement à Schenectady. C'était elle qui avait construit, en 1922, un émetteur à ondes-moyennes appelé WGY, dans le bâtiment No 32 de son immense fabrique. Hélas cet émetteur n'existait plus, tout avait été détruit et nul musée n'en rappelait l'histoire. C'est ainsi que je pus mettre quelques visages sympathiques sur ce nom mythique pour moi à la place d'un musée.

 

 

 

Buffalo

 

Je terminai mes visites techniques au Parc naval de Buffalo, tout au nord de l'état de New York, à 40km des chutes du Niagara. Il y avait un petit musée et 3 bateaux amarrés dans le port.

 

 

A gauche sur la photo, le USS The Sullivans (DD-537), un destroyer appelé ainsi en mémoire des 5 frères de la même famille, Sullivan,  tous morts dans le naufrage de l'USS Juneau coulé par un sous-marin japonais lors de la bataille de Guadalcanal le 13 novembre 1942. La station radio, l'émetteur et les récepteurs.

 

Le croiseur lanceur de missiles    USS Little Rock, qui pouvait lancer un missile Talos toutes les 20 secondes. et pouvait en transporter une cinquantaine. La production de ces missiles sol-air (qui avaient abattu 3 MIG pendant la guerre de Corée), avait été prématurément abandonnée car le MTBF (temps moyen entre pannes) était seulement de 30 heures. Le local radio avec les émetteurs à gauche et le récepteur Hammarlund à droite, ainsi que les démodulateurs RTTY à l'extrême droite. Sur la gauche, la station radioamateur W2PE, son équipement et son panneau des cartes QSL.

 

Et le sous-marin    USS Croaker, construit en 1943 et qui coula plusieurs bateaux ennemis en mer de Chines durant la dernière guerre. Son local radio, un peu foutoir il faut bien le dire, avec ses émetteurs et récepteurs (SLR-12B)  d'époque, d'un type déjà bien vu sur pas mal d'autres navires de guerre.

 

Mon voyage se termina à Chicago où je n'eus que le temps de me faire apprendre les rudiments du baseball (ne me questionnez pas, c'est sans espoir...) par un client voisin de tabouret dans le bar de mon hôtel  Au préalable j'avais sillonné la ville de haut en bas et de bas en haut en voiture afin d'en avoir un aperçu "automobile" pour changer de l'aller où je l'avais sillonnée à pieds et en métro. Je garde un très beau souvenir de cette ville, qui est la référence architecturale des grattes-ciel car la ville avait dû être entièrement reconstruite au 19ème siècle après un énorme incendie, ce qui avait permis d'en définir l'urbanisation à partir de zéro. C'est une ville très agréable, où j'ai pu voir, en circulant  dans ses rues à l'heure de la sortie des bureaux, un nombre considérable de jolies filles au mètre carré. Il me reste encore ces quatre jolies jambes dans l'oeil...

 

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