Assemblée générale ordinaire Swissatv 2013

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Samedi 4 avril 2013 à Lutry, à l'Ecole de Mémise, en présence de 29 membres (un remarquable 35% de l'effectif). La partie statutaire était importante cette année puisqu'elle devait décider du futur de l'association, voire de sa dissolution.

 

Au point 5, lecture et approbation de l'ordre du jour, je demandai d'y faire deux modifications car mes propos n'étaient pas correctement relatés dans le procès-verbal. Je voulais que la question de l'illégalité du vote sur le don annuel de 500 Fr à l'ARALD (Amateur RAdio La Dôle) soit relatée de façon absolument claire. Et également de remplacer l'explication que j'avais donnée de mon opposition à ce don sans condition, résumée par "...la gestion de l'ARALD lui semble mystérieuse..." dans le PV, par ce que j'avais précisément dit. Tout cela est important pour pouvoir replacer les décisions des AG dans leurs exacts contextes après-coup.

 

Mon opposition à ce don sans conditions était motivée par le fait que la demande d'HB9AQN d'attribuer 500 Fr par année au groupe ARALD n'était étayée par aucune information financière chiffrée, mais c'est dans la  logique de l'ARALD qui ne publie jamais ses comptes.

 

A noter que ce consortium est en fait une société simple qui n'a pas de membres, pas de comité, pas d'assemblée générale et ne rend pas de comptes à ses donateurs. Il se compose uniquement de 3 associés (HB9AZN, HB9RXV et HB9DUG) qui deviennent propriétaires inconditionnels des dons qu'on leur fait. Ceci est inscrit en toutes lettres dans les statuts de l'ARALD, ce qui confirme bien l'exactitude de ce que j'ai dit devant l'assemblée: l'ARALD n'a ni membres ni assemblée générale, faits contestés par son président HB9AZN.

 

Cela dit, il est évident que la construction d'un relais, son entretien et son fonctionnement coûte quelque chose et personne n'en doute. Mais il est tout aussi évident qu'une association démocratique telle que la nôtre a le devoir statutaire de s'assurer de la bonne utilisation des cotisations de ses membres. Ne pas le faire serait une faute. En l'occurrence, si notre comité avait voulu faire les choses dans les règles, ils aurait tout d'abord inscrit cette demande à l'ordre du jour de l'AGO 2012, car la décision qui y a été prise est illégale et donc nulle. Et puis aussi donné quelques indications chiffrées sur les comptes de l'ARALD (les 3 associés de l'ARALD sont également membres de notre comité) afin que HB9AQN puisse argumenter sa  proposition de don. C'est la manière habituelle de faire une demande de fonds. Malheureusement celle que le comité a utilisée pour arriver à ses fins laisse plutôt penser qu'il a voulu prendre l'assemblée par surprise en n'inscrivant pas ce point à l'ordre du jour (c'est pour cette raison que cette inscription est légalement obligatoire) et en ne donnant aucune justification chiffrée.

 

Si la forme avait été respectée, cette proposition n'aurait probablement suscité aucune discussion à l'AG, à part peut-être sur le fond de l'activité de l'ARALD. Car ce dernier ne propose pas d'animer le paysage ATV avec son réseau de relais, il nous en construit un clé en main et nous demande ensuite d'en financer le fonctionnement. Il n'accepte ni demandes ni suggestions et garde un certain secret sur ses activités. Certes, grâce à l'ARALD, les ATV'istes romands disposent d'un réseau de relais sur lequel ils peuvent trafiquer, mais il faut bien constater que cet outil est très peu utilisé. Cela tient au fait que notre communauté est plus axée sur la construction et l'expérimentation que sur le trafic proprement-dit. Dans ce sens, une participation ouverte à la construction des relais serait de nature à créer une animation bienvenue, ne serait-ce que par les discussions qu'elle pourrait susciter (sans parler des fonds qu'elle pourrait rapporter). Finalement, ceux qui s'amusent le plus dans ce projet sont les constructeurs, pas les utilisateurs.

 

Pour conclure sur ce sujet, hélas de discorde, je propose que si le SWISSATV continue sa vie sous la forme d'une association démocratique, nous rétablissions la légalité de ce don en le faisant revoter par une AG, en l'inscrivant à l'ordre du jour cette fois-ci, et en présentant un budget prévisionnel pour l'année en cours. Sur cette base, le SWISSATV pourrait garantir les frais de fonctionnement des relais jusqu'à la hauteur de 500 Fr/année, mais pas en lui versant cette somme, en lui payant directement ses factures. De ce fait, nous ne serions plus obligés d'avoir un contrôleur interne à l'ARALD (F4CXQ a été nommé à cet effet l'an passé), qui de toute façon ne fonctionnera jamais vues les réticences à toute transparence.

 

 

Le futur du SWISSATV

 

La réflexion ci-dessus s'applique parfaitement à ce qui arrive au SWISSATV et ce n'est probablement pas un hasard. C'est ce qui m'a incité à offrir mes services pour le cas où l'assemblée ne pourrait pas former de nouveau comité. A ce moment-là, elle aurait pu me donner carte blanche pour en former un et pour trouver le moyen de redonner du souffle à notre association en proposant de nouvelles activités motivantes à nos membres.

 

Le comité avait d'ores et déjà prévu une votation sur l'avenir du SWISSATV avec un choix de trois options. Un seul candidat s'était proposé, Georges HB9RZN, pour le poste de caissier. Moi je l'avais fait aussi par écrit plus d'un mois avant l'AG, mais seulement en dernier recours pour le cas où aucun comité ne pourrait être mis sur pieds car d'une part j'estime avoir fait mon temps au comité SWISSATV, et d'autre part parce qu'il faut des forces nouvelles et fraîches plutôt qu'un pépère qui a son avenir derrière lui... Mais j'y avais réfléchi et j'avais pas mal d'idées pour remettre le SWISSATV sur les rails. Et j'étais persuadé de pouvoir reformer un comité. Mais pour cela je demandais d'avoir les coudées franches afin de pouvoir trouver des solutions originales et les expérimenter. Cela nécessitait obligatoirement une coupure avec l'existant et c'est cela que j'avais proposé par écrit au comité, puis de vive voix à l'assemblée. Mais j'ai bien vite compris que le comité avait son idée et que je n'en faisais pas partie. Au final, il y avait 4 options en concurrence:

  1. Fusionner avec une autre association (par exemple avec l'IAPC)

  2. Transformer l'association en amicale (sans comité ni AG)

  3. Dissoudre l'association

  4. Continuer l'association avec mandat à HB9AFO de former un nouveau comité (délai fin septembre)

Tout s'est très vite passé et HB9AZN a rapidement fait voter les trois premiers points, ceux que le comité avait préparés. Les bulletins de vote étaient prêts pour un vote secret (que personne n'avait demandé). Et en toute logique, la majorité des présents a plébiscité l'amicale, les deux autres options étant apparemment trop radicales aux yeux de la majorité (3 voix pour la dissolution, 5 voix pour la fusion et  21 pour l'amicale).

 

Et la 4ème option ?

 

HB9AZN ne l'a tout simplement pas fait voter! C'est dommage car si le choix avait pu se  faire entre les quatre propositions, comme il aurait été logique de faire, le destin du SWISSATV en eut probablement été modifié. Par bonheur, et HB9AZN l'a bien précisé à plusieurs reprises, ce vote n'est que consultatif et une assemblée extraordinaire devra être ultérieurement convoquée afin de sceller définitivement le sort de notre association. Il reste donc encore quelque espoir.

 

A noter que le SWISSATV nage en ce moment en pleine illégalité puisqu'il n'a pas de comité, l'assemblée n'en a  élu aucun (!). En théorie toutes les opérations financières, entre autres l'encaissement des cotisations, sont bloquées. L'assemblée a accepté avec une seule opposition (moi) le budget proposé. J'ai voté contre ce budget bien que je n'aie à-priori rien à lui reprocher, mais j'avais proposé au comité par écrit avant l'AG de permuter l'élection du comité et le vote du budget dans l'ordre du jour afin de ne pas imposer à un nouveau comité un budget qu'il n'avait lui-même pas proposé et donc étudié. Paradoxalement, nous avons voté un budget mais avec personne pour l'appliquer ! C'est ce que je voulais marquer avec mon opposition.

 

C'est en pensant à cela que mon offre était cohérente. L'assemblée générale me nommait président ad-intérim avec compétence d'agir à la place du comité jusqu'à la nomination de celui-ci (par une assemblée générale extraordinaire qui aurait dû avoir lieu au plus tard à fin septembre 2013). Et il aurait été facile d'en mettre un sur pieds puisque nous avions déjà un candidat pour le poste de caissier, Georges HB9RZN, et un pour celui de président, Michel HB9AFO. Par contre, je ne voulais pas me faire imposer un 3ème candidat par l'assemblée, ce qui se serait fatalement produit si j'avais accepté d'être directement candidat à la présidence. En cette circonstance exceptionnelle, la possible disparition de notre association, il faut mettre toutes les chances de succès de son côté, et donc avoir un comité soudé et homogène, raison pour laquelle je désirais moi-même en sélectionner ses membres. C'était une opération sans risques puisqu'une AGE devait obligatoirement entériner mon choix.

 

Au final, 5 mois plus tard, le SWISSATV aurait eu son comité au complet tout en fonctionnant à 100% dans l'intervalle, mais avec seulement deux membres (mais au moins dans la légalité !). Cette nette coupure aurait été un électrochoc bénéfique pour l'association SWISSATV qui serait alors repartie de plus belle avec de nouvelles  activité pour ses membres. 

 

Une amicale ?

 

Bien-sûr que nous n'avons pas un besoin absolu de structure légale pour nous adonner à notre hobby. Mais une association démocratique est tout de même un gage de sérieux, de pérennité et de démocratie, et permet d'être représentatifs auprès des autorités, contrairement à une amicale. L'avantage d'une telle structure est de donner un cadre législatif qui garantit un minimum de respect de la démocratie. De bons statuts (avec derrière eux le Code Civil Suisse) permettent de régler harmonieusement les litiges qui peuvent survenir.

 

Pour moi le choix est très simple pour l'avenir du SWISSATV: soit on continue tel-quel en faisant ce qu'il faut pour remonter la pente (je suis persuadé qu'on peut y arriver), soit on dissout. Fusionner avec une autre association  n'aurait guère de sens car notre problème n'est pas le travail administratif, c'est plutôt les "nouvelles frontières" qu'il faut imaginer pour redonner des envies à nos membres.

 

Je ne vois aucun avantage à transformer notre association en amicale car si elle veut perdurer, il lui faut aussi un comité, et c'est justement ce que nous ne trouvons pas actuellement. Certes une amicale a moins de contraintes légales qu'une association (respect du cadre démocratique), mais en contrepartie elle n'a aucun poids légal, donc d'utilité. Par exemple une amicale ne pourrait pas demander une concession pour un relais ou une station de club, une amicale ne pourrait pas représenter les ATV'istes auprès des autorités ou de l'USKA.

 

J'ai le sentiment que les membres qui ont voté pour que le SWISSATV se transforme en amicale ont confondu "amical" et "informel". Car fonctionner de façon informelle, là il n'y aurait plus besoin de structure du tout, plus de comité, plus de membres, plus d'assemblée générale, plus de cotisation, plus de journal, plus de site web. Tout serait laissé aux bons soins de ceux qui auraient envie d'organiser quelque chose.

 

En ce sens, l'ARALD est une bonne idée puisque c'est une société simple de 3 associés qui n'a de comptes à rendre à personne mais qui, contrairement à une amicale, peut demander une concession radio pour un relais. En contrepartie, ce sont ses 3 associés, sur leurs fortunes personnelles, qui répondent solidairement de leurs engagements financiers et donc des dettes éventuelles (notamment en cas de plainte d'un créancier ou d'un donateur). Alors qu'avec une association, c'est uniquement sa fortune qui garantit sa solvabilité, pas ses membres. C'est d'ailleurs pour cela qu'elle doit respecter une forme légale précise. Une amicale ce n'est rien d'autre qu'un groupe de copains qui se voient de temps en temps pour boire des pots et faire quelque chose ensemble, par exemple chanter ou jouer aux boules.

 

Si on persiste dans la voie d'une amicale, j'ai bien peur que l'absence de comité sonne le glas de toute activité ATV organisée dans notre région. Parce que lorsqu'on est élu, on a à coeur de faire son maximum pour mériter la confiance de ses copains. Si on laisse tout cela à la discrétion de ceux qui voudront bien faire quelque chose, j'ai bien peur qu'il n'en résulte rien. Ou alors il ne restera que quelques petits groupes fermés qui bricoleront entre eux dans leur coin. Et ça, on connaît déjà...

 

 

 

Les exposés

 

Après un bon repas, toujours parfaitement organisé par Charles HB9VJS, vint la partie la plus attractive de cette journée, les exposés.

 

Le système DATV 437 MHz de F1DOJ
Présenté par Jean-Pierre F4AGC et Jean-Yves F1DJO.

 

L'interconnexion des signaux vidéo numériques HDMI / SDI / ASI
Exposé complet et détaillé présenté par Pierre HB9IAM
 

A l'heure actuelle, la norme HDMI (High-Definition Multimedia Interface) pose de gros problèmes de connexion car ces signaux comportent une protection contre la copie qui empêchent de les utiliser simplement, les 2 périphériques reliés doivent se synchroniser. Le but est d'empêcher la copie de fichiers vidéo numériques. Par exemple, un récepteur TNT (Television Numérique Terrestre = DVB-T) avec un disque externe USB ne pourra être lu que par ce récepteur-là. Et le contenu n'est pas copiable avec des moyens ordinaire si on le relie sur un PC.

Par contre, les caméras grand-public ne comportent pas de signal HDCP (
High-bandwidth Digital Content Protection) de protection contre la copie. La sortie HDMI est donc parfaitement utilisable pour de la DATV.

Le passage par le SDI (Serial Digital Interface, qualité broadcast non-compresssée) est nécessaire pour entrer dans les encodeurs MPEG H.264 haute définition de SR-Systems. Cet encodeur HD de cette firme est équipé d'une entrée HDMI pour le raccord direct d'une caméra et ne comporte plus d'entrée analogique. Par contre, l'encodeur MPEG2 a toujours une entrée vidéo composite et une entrée S-video. L'un ou l'autre de ces encodeurs peut être utilisé avec le modulateur IQ

Le mélange d'images HDMI est possible au moyen d'une régie vidéo, mais son prix est sensiblement plus élevé que les anciennes régies analogiques. C'est la contrepartie du gain en qualité obtenu par le passage au numérique. La commutation entre plusieurs sources HDMI peut se faire au moyen de commutateurs électroniques, relativement chers mais peu fiables, expérience faite, pour les modèles grand-public du commerce. Ils ne se synchronisent pas toujours suivant l'ordre auquel les sources sont alimentées. Par contre on trouve des commutateurs mécaniques qui fonctionnent sans problème et qui sont très bon marchés (mais mécaniques!).

 

Par Michel HB9DUG

C'est celle que j'avais présentée en avril et décrite ci-dessus

 

Merci au comité sortant HB9AZN, HB9RXV et HB9AKV pour tout le travail qu'ils ont accompli et pour la parfaite organisation logistique de cette journée AGO-meeting 2013 (à laquelle il faut adjoindre Charles HB9VJS pour l'organisation du repas et Michel HB9DUG pour le site web).

 

Michel HB9AFO

 

Note: Ceci est le compte-rendu personnel d'un membre ordinaire du SWISSATV et n'a rien d'officiel