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Rayonnements radio-électriques
Mesures radio-électriques

Voir aussi: Effets des rayonnements
 


 

Mesure des signaux numériques à large bande
Par Kurt Ritter HE9DYY

Kurt est un pro des télécomms à la retraite, passionné depuis toujours par les techniques hautes fréquences. Il a récemment eu la surprise de voir sa réception TV par câble (téléréseau lausannois) perturbée par le rayonnement d'un émetteur voisin. Il a derechef sorti son analyseur de spectre et analysé la situation et a eu la surprise de constater que c'était un émetteur installé sur le toit de la Tour des Infirmières du CHUV (Centre Hospitalier Universitaire Vaudois) voisin qui "entrait" dans le téléréseau et rendait la réception de TF1 impossible. Tous les téléspectateurs de l'immeuble avaient le même problème.

Après investigations et discussions avec l'Autorité de surveillance, il en est arrivé à la conclusion que l'amplitude des champs rayonnés peuvent être largement sous-estimés si les mesures ne sont pas faites dans toutes les règles de l'art, surtout s'il s'agit d'émissions numériques pulsées. Voici sa méthode pour effectuer des mesures fiables.
 

De récentes mesures effectuées par les autorités de surveillance en Allemagne démontrent que l’introduction des transmissions numériques a large bande vont, malgré les affirmations des fabricants et des opérateurs, conduire à une augmentation du niveau de l’Electrosmog.

Il en est forcément de même en Suisse avec l’introduction du DAB (1,5), DVBT (7,6), DVBH (7,6), UMTS (4 à 5 MHz). Ces recherches ont aussi démontré que les mesures des champs HF faites à l’aide d’analyseurs de spectre conventionnels avec les paramètres usuels (RBW et Sweep time) donnent des valeurs très inférieures a la réalité. Selon la bande passante de la transmission, le type de modulation et l’instrument, cela peut aller jusqu'à 30 dB.

Il faut garder à l’esprit que l’élargissement de la RBW provoque, avec des signaux pulsés à large bande, une augmentation de l’amplitude affichée sur l’écran de l’analyseur. Or les modulations des émissions susmentionnées provoquent des pulsations plus ou moins rapides de leurs porteuses. De par leurs caractéristiques techniques (Nombre de bits et vitesse du convertisseur A/D) les différents modèles d’analyseurs de spectre réagissent de façon différente en présence de signaux pulsés à large bande. Chaque modèle a donc ses propres settings (paramètres) pour donner des résultats corrects et ceci pour chaque type de transmission.

En fonction du model d’analyseur il y a 2 méthodes pour faire des mesures acceptables.

  1. Les analyseurs rapides hauts de gamme, sur lequel on peut régler une RBW égale à la largeur de la transmission à mesurer (BWsig) et définir le Sweep Time à volonté. Ils disposent en outre d’un détecteur RMS et de toutes sortes d’autres raffinements techniques.

    Je ne décrirai pas plus avant les procédures de mesure avec ce type d’instrument car il est préférable se référer au manuel d’utilisation. C’est la méthode la plus précise prescrite par METAS qui ignore purement et simplement les appareils qui ne font pas partie de cette catégorie, dont les prix se situent entre 50'000 et 100'000 CHF.
     

  2. Les analyseurs plus démocratiques sur lequel la RBW est limitée à quelques valeurs fixes, le Sweep Time est aussi limité à quelques valeurs ou réglé automatiquement en fonction de la RBW, les détecteurs sont Max et Average. Ce genre d’analyseurs sont de loin les plus répandus dans les modèles portables, ils permettent aussi de mesurer des signaux à large bande mais avec moins de confort et de précision.

Pour mesurer le niveau d’un signal numérique a large bande, il faudra commencer par définir la réactivité de l’analyseur en fonction du signal a mesurer.


Conditions préalables

Recevoir un signal stable d’au moins 30 dB en dessus du niveau de bruit de l’analyseur. Cela signifie la vue directe entre l’antenne d’émission et l’antenne de réception. 

On fera ensuite plusieurs mesures de calibration exprimées en dBm.

SPAN : 15 à 20% plus large que le signal (mesure du BWsig).

Sweep Time : Auto.

Détecteur: MAX ( Peak & Hold)

  Mesure # 1 Mesure #2 Mesure # 3
RBW la plus large disponible celle du milieu la plus étroite

Noter les Settings et le résultat de chaque mesure.

Calculer le facteur de correction K BWsig pour chaque mesure avec la formule :

K BWsig en dB  = 10 * Log (BWsig / RBW)

Calculer la valeur du signal en ajoutant K BWsig à la valeur du signal mesuré en dBm.

Choisir les Settings qui donnent la valeur la plus élevée pour faire les mesures suivantes. Attention ces Settings ne sont valables que pour un seul type de transmission. Normalement c’est la RBW la plus large qui donne les meilleurs résultats. Si le Sweep Time est variable il faut refaire toute la procédure en variant les valeurs en commencent par le plus lent.

Exemples :

Trans.
Type
BWsig
(
KHz)
RBW
(
KHz)
K BWsig
(dB)
Niveau mesuré
(dBm)
Niveau réel
(dBm)
Différence par
rapport à la réalité
(en dBm)
DAB 1554 24.9 - 43 -18.1 + 24,9
DVBT 7630 5 31.8 - 56   - 24.2 + 31.8
DBVT 7630 30 24.1  - 46 - 21.9 + 24.1

Ces chiffres parlent d'eux-mêmes !

(Rédaction:
Ces chiffres signifient que les mesures de rayonnement faites à l'aide d'analyseurs de spectre peuvent largement sous estimer le niveau des champs mesurés si elles ne sont pas faites dans les règles de l'art. Et dans ce cas, cela signifie que le champ rayonné sera en réalité (en gros) 1000 fois (30 dB) plus élevé que ne le verra celui qui a fait la mesure sans prendre les précautions citées par Kurt.)

Kri 28.10.2008

 

Mesure de la sensibilité utile
d’un système de réception
Par Kurt Ritter HE9DYY


Définition d’un système de réception

Cela va d’un simple récepteur relié au une antenne a une chaîne constitué d’un LNA, d’un convertisseur de fréquence, d’un récepteur et d’un décodeur des signaux reçus.


Définition du Noise Floor

C’est le niveau de bruit intrinsèque délivré par l’ensemble du système de réception en dessous du quel toute réception est impossible. Ce niveau de bruit peut varier de façon considérable avec la température ambiante auquel sont soumis les différents éléments.


Principe de la mesure du niveau du Noise Floor

Pour mesurer le Noise Floor d’un système de réception, il faut utiliser un signal de niveau connu dont les caractéristiques sont identiques au bruit délivré par le système de réception. Sa mesure consiste à faire la comparaison entre un niveau de bruit connu et celui délivré par le système de réception.
Le signal qui ressemble le plus au bruit du système de réception provient de générateurs de bruit NG qui utilisent des diodes a semi-conducteurs spécialement développées a cet effet.
Ces diodes délivrent un signal stable en niveau sur une très large bande de fréquence (de quelques KHz a 40 GHz) avec une linéarité de l’ordre du dB.
Les fabricants donnent généralement les caractéristiques exactes de chaque NG qu’ils délivrent.
Du moment que l’on connaît le niveau de sortie du NG a une bande passante donnée on peut en déduire la valeur exacte pour chaque bande passante de notre système de réception.


La qualité d’un système de réception est définie par 3 niveaux HF

  1. Le Noise floor du système a une bande passante MF connue a une température donnée.
     

  2. Le Niveau du signal minimum discernable SMDis.
    C’est en fait cette valeur que l’on mesure ; elle se trouve à 3 dB en dessus du Noise Floor.
     

  3. Le niveau du signal minimum décodable SMDec.
    Cette valeur dépend principalement de la vitesse de la transmission, du type de modulation et des qualités intrinsèques du décodeur. Elle se situe généralement entre 8 et 20 dB en dessus du Noise Floor.

 

Mesure pratique du Noise Floor d’un système de réception

Matériel requis

  • Un NG avec son alimentation parfaitement blindé pour empêcher toute intrusion de signaux externes.

  • Un Millivoltmètre AC AcmV qui monte au minimum a 10 KHz (Voltcraft 417 ou similaire)

  • Un boîtier de couplage BF avec un potentiomètre pour ajuster le niveau a l’entrée de l’AcmV

  • Un jeux d’atténuateurs UHF de 1W avec les valeurs suivantes : 1x3, 1x6, 2x10, 1x20 dB

  • Une petite charge fictive de 50W

Le récepteur du système doit pouvoir recevoir la modulation d’amplitude AM, la CW ou la BLU. La FM ne convient pas.


Etalonnage de l’AcmV en dB

Relier les différents éléments selon la fig 1

Selon le niveau ENR délivré par le NG, il faut atténuer sa sortie de 20 a 40 dB afin de ne pas saturer le Rx dont l’AGC aura été mis sur OFF. (Avec un un NG de 51 dB ENR il faut atténuer de 40 dB)

Enclencher le NG et régler à l’aide du potentiomètre l’aiguille de l’AcmV sur la dernière division par exemple 10 de l’échelle 100 mV.

Ajouter l’atténuateur de 3 dB, et noter la chute de tension ainsi provoquée, faire la même manipulation avec 6 et 9 dB. On peut maintenant facilement extrapoler les variations de l’aiguille entre 0 et 9 dB au dB près.

Exemple de calibrage :  0dB = 10     -3dB = 7.5     -6dB = 6     -9dB = 5

Attention cet étalonnage n’est valable que pour ce récepteur et cette bande passante du filtre MF.

Le niveau de bruit  intrinsèque d’une chaîne de réception ainsi que celui d’un générateur de bruit varie avec la bande passante MF du récepteur et dans une moindre mesure, avec la température des éléments qui les constituent. La référence de base est le bruit d’une résistance de 50W a la température ambiante (18 a 20°C) ramenée à une bande passante de 1 Hz soit –174 dBm / Hz.

On exprime le niveau de sortie d’un Noise Generator (NG) en dB ENR (Exess Noise Ratio) soit le niveau de signal délivré par le NG par rapport de celle d’une résistance de 50W, le tout ramené à une bande passante de 1 Hz. Il suffit de connaître la valeur ENR du NG et la bande passante du filtre MF du récepteur pour pouvoir mesurer avec précision le niveau de bruit donc la sensibilité d’une chaîne de réception, ou le gain réel en rapport signal bruit, apporté par un LNA.

Cela demande toutefois un peu d’arithmétique.

Le niveau délivré par un NG de 51 dB ENR sera donc 174 – 51 = -123 dBm / Hz

L’augmentation du niveau en fonction de la bande passante MF du Rx se calcule avec la formule:
Niveau injecté en dBm = Niveau du NG en dBm/Hz + 10 Log de la BP du Rx en Hz.

Par exemple :
Pour une BP de  5 KHz  :  -123 - 10 Log de   5’000 Hz (37.0)  = 123 – 37.0 = 
- 86 dBm
Pour une BP de  9 KHz :  - 123 - 10 Log de   9'000 Hz (39.5)  = 123 - 39.5 = 
- 83.5 dBm
Pour une BP de 30 KHZ : -123 - 10 Log de 30’000 Hz (44.8)  = 123 - 44.8 = 
- 78.2 dBm


Procédure de mesure mise au point par l’auteur

Condition préalable : l’AcmV a été calibré en dB selon la méthode décrite ci-dessus.
Avec le NG ON on règle le niveau de la sortie BF du récepteur sur la graduation 10 de l’AcmV.
On coupe l’alimentation du Noise Generator position OFF et on lit la valeur indiquée sur l’ACmV.

Si la valeur lue est proche de 3 dB, par exemple 4 dB, le niveau du Noise Floor se trouve 4dB en dessous du niveau de sortie du Noise Generator.

Si la valeur lue est plus grande que 6 dB on insère un, ou une combinaison, d’atténuateurs dans la ligne d’antenne jusqu'à ce que la différence entre Noise Generator ON et Noise Generator OFF soit proche ou un peu plus grande que -3dB. (L’idéal se trouve entre –2 et –6 dB)

Il ne reste plus qu’a additionner la valeur des atténuateurs insérés et celle lue sur l’ACmV pour trouver le nombre de dB qui séparent le Noise Floor du récepteur du niveau du Noise Generator.

Exemple de mesure:

439.500 MHz  - BP MF 9 KHz  - NG 51dB ENR  - Atténuateurs 46 dB  - AcmV 2 dB

Le Noise Floor se trouve a :  -83.5 + 48 dB = -131.5 dBm  (0.06mV)
Le SMDisc se trouve à :  -131.5 + 3 =
-128.5 dBm  (0.09
mV)


Précision des mesures et leur influence sur le bilan de la transmission

Une précision de mesure de +/- 1dB sur -130 dBm correspond à moins de 1% et une amélioration de 1 dB est négligeable sur le bilan de la transmission. Il faut au moins un gain de 3 dB pour que le résultat soit perceptible. Par contre une amélioration du rapport signal bruit de 6 dB sur le bilan global de la transmission change tout. 


Conclusions

Plus le rapport entre Noise Generator ON et Noise Generator OFF est grand, plus le niveau du Noise Floor est bas, meilleur est le rapport signal bruit et la sensibilité du récepteur.

Un LNA qui apporte une amélioration du rapport signal bruit de moins de 3 dB ne sert à rien sauf si la ligne d’antenne présente une perte d’insertion de 2 dB ou plus.

 Kurt.Ritter HE9DYY le 15.02.2009

 

Modification de l'ORNI pour évaluer les antennes proches les unes des autres
Par Kurt Ritter HE9DYY

Berne, 09.12.2008 - Le Tribunal fédéral avait examiné en 2007 s'il fallait évaluer séparément ou ensemble les émetteurs de téléphonie mobile voisins les uns des autres. L'arrêt du tribunal nécessite une modification de l'ordonnance sur la protection contre le rayonnement non ionisant (ORNI). Le DETEC a lancé ce jour la consultation, qui dure jusqu'à fin février 2009.

A quelle proximité doivent se trouver deux stations de base de téléphonie mobile pour être traitées comme une installation commune? C'est cette question que le Tribunal fédéral a examinée en détail dans un cas de recours fin 2007. Selon la réponse à cette question, c'est plus ou moins de rayonnement de téléphonie mobile qui est admissible dans les lieux à utilisation sensible comme les logements. Jusqu'à présent, la pratique suivie en matière d'exécution de la législation s'est appuyée sur une recommandation de l'Office fédéral de l'environnement (OFEV) datant de 2002. Le Tribunal fédéral la juge utile sur le principe mais il y a constaté certaines lacunes. Il conclut qu'il faut soit changer fondamentalement la pratique, soit créer dans l'ordonnance une base explicite qui permette de maintenir la procédure.

La modification de l'ORNI opte pour la seconde possibilité. La procédure d'évaluation suivie jusqu'à présent a donné de bons résultats dans la grande majorité des cas. Elle sera ainsi maintenue dans ses grandes lignes, mais ses défauts seront corrigés. Il ne sera donc pas nécessaire de faire une nouvelle évaluation des quelque 10 000 antennes existantes.


Autres points révisés

La même question se pose pour les lignes à haute tension. L'ordonnance va définir ici aussi à quelle distance maximale deux lignes parallèles doivent se trouver pour être évaluées comme une seule installation. L'ordonnance est en outre complétée avec les précisions qui s'imposent après neuf ans d'application et qui ont déjà été introduites par la recommandation.

Les valeurs limites fixées par l'ORNI restent inchangées.

Le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC) a lancé ce jour la consultation sur la révision de l'ORNI qui durera jusqu'à fin février 2009.


Adresse pour l'envoi de questions:

M. Jürg Baumann, chef de la section Rayonnement non ionisant (RNI), Office fédéral de l'environnement (OFEV), tél. 031 322 69 64


Les installations de téléphonie mobile

Valeurs limites d'immission

La valeur efficace la plus élevée de l'intensité de champ électrique est déterminante.

Service de radiocommunication

Valeur limite d'immission

GSM 900, GSM-Rail

42 V/m

GSM 1800

58 V/m

UMTS

61 V/m

WLL

61 V/m

Tetrapol, TETRA

28 V/m

Valeurs limites d'installation

Le mode d'exploitation dans lequel un maximum de conversations et de données est transféré, l'émetteur étant au maximum de sa puissance est déterminante.

GSM 900, GSM-Rail

GSM 1800, UMTS, WLL

Valeur limite de l'installation

X

 

4 V/m

X

X

5 V/m

 

X

6 V/m

 

 

Test d’un analyseur de spectre
avec un générateur de bruit
Par Kurt Ritter HE9DYY

Introduction

La bande passante minimum du filtre d’analyse Resolution Bandwidth ou RBW permet d’analyser des détails fins d’un signal mais ceci au détriment de l’affichage correct de la valeur de l’amplitude du signal. Si la RBW sélectionnée est plus étroite que la largeur du spectre a examiner, l’analyseur ne reçoit qu’une partie de l’énergie du signal et de ce fait donne une indication de niveau sous-évaluée. A l’inverse si on choisit une RBW beaucoup plus large que le signal a mesurer; on va ajouter le bruit de bande et le bruit intrinsèque de l’analyseur au signal, ce qui provoque une sur-évaluation de l’amplitude du signal.

Pour mesurer correctement le niveau d’un signal, la RBW doit être égale à la bande passante à – 3 ou – 6 dB du signal. (- 3 dB si les flancs sont raides et – 6 dB s’ils sont doux) Ceci est particulièrement important pour les signaux numériques à large bande tels que la DAB, la TNT, l’UMTS et les générateurs de bruit (NG).

Il faut en outre tenir comptes des impératifs suivants:

1. La RBW maximum disponible des analyseurs de spectre dépasse rarement 1 MHz ce qui ne permet pas de mesurer directement l’amplitude de signaux qui dépassent cette valeur et dans ce cas il faut avoir recours à des calculs qui sont décrits plus loin.

2. Tous les analyseurs ne réagissent pas de la même manière aux signaux numériques a large bande. Plusieurs sources parlent d’une correction pouvant aller jusqu'à +3dB.


Connaître et tester son instrument avec un générateur de bruit.  

Lorsqu’on compare le spectre d’une transmission numérique à large bande avec le signal délivré par un générateur de bruit, on constate une grande similitude. (Voir Fig. 1 et 2) La mesure de leur amplitude devrait de ce fait répondre aux même lois physiques.


Fig 1. TV numérique

 
Fig 2. Générateur de bruit.


Le dénominateur commun

La référence de base est le bruit d’une résistance de 50W à la température ambiante (18 a 20°C) ramenée à une bande passante de 1 Hz soit –174 dBm / Hz.

On exprime le niveau de sortie d’un Noise Generator (NG) en dB ENR (Exess Noise Ratio) soit le niveau de signal délivré par le NG par rapport de celle d’une résistance de 50W, le tout ramené à une bande passante de 1 Hz. Il suffit de connaître la valeur ENR du NG et la bande passante du filtre de résolution (RBW) de l’analyseur pour pouvoir déterminer avec précision le niveau affiché.

Cela demande toutefois un peu d’arithmétique.

Le niveau délivré par un NG de 51 dB ENR sera donc 174 – 51 = -123 dBm/Hz

Niveau injecté en dBm = Niveau du NG en dBm/Hz + 10 Log de la RBW en Hz.

Voir tableau 1 ci-dessous qui a été élaboré avec les formules ci dessus.

 RBW        NG         AS            RBW        NG         AS            RBW      NG       AS

 kHz         dBm       dBm           kHz         dBm       dBm           kHz      dBm      dBm
 

  1           -123        -93              10          -123        -83              100       -123       -73 

  2           -123        -90              20          -123        -80               200      -123       -70

  3           -123        -88              30          -123        -78               300      -123       -68

  4           -123        -87              40          -123        -77               500      -123       -66

  5           -123        -86              50          -123        -76             1'000      -123       -63

  6           -123        -85              60          -123        -75             2'000      -123       -60

  7           -123        -84.5           70          -123        -74.5           3'000      -123      -58

  8           -123        -84              80          -123        -74             5'000       -123      -56

  9           -123       -83.5            90          -123        -73.5         10'000       -123      -53

Tableau 1: Variation du niveau affiché sur l’analyseur de spectre en fonction de la RBW

Remarque : Si par exemple on mesure un signal qui a une BP de 5 MHz avec une RBW de 1 MHz, il faudra ajouter la différence en dB que l’on trouve entre la RBW 1MHz et 5 MHz soit 7 dB.


Tests pratiques conditions préalables

Mode d’analyse : AVERAGE (AVG)  Nombre de mesures : 32 ou plus.

Couplage RBW / SWEEP TIME : Auto ou Coupled. (Vérifier qu’il n’y a pas de Flag UNCAL)

L’analyseur aura été préchauffé et calibré au préalable selon les procédures du constructeur. (Pour autant que l’instrument dispose de cette cette fonction)

Tests de la linéarité

On choisi le SPAN maxi et une RBW comprise entre 3 et 9 KHz. L’examen de cette courbe montrera les zone à examiner plus attentivement avec SPAN de 1 a 10 MHz. Une ondulation de +/- 3 dB est normal même pour des instruments haut de gamme.

Testes de la réactivité aux signaux numériques a large bande de l’instrument.

On note le niveau affiché par l’analyseur pour chaque RBW disponible et ceci sur les fréquences les plus basses et les plus hautes et quelques fréquences intermédiaires.

On compare les résultats au tableau qui aura été établi en fonction de la sortie ENR en dB/Hz du générateur de bruit utilisé qui doit toutefois avoir linéarité exemplaire (+/- 1 a 2 dB)


L’auteur peut se charger de ces testes, sans frais pour OMs licenciés et propriétaires de l’instrument, pour autant qu’on lui apporte l’instrument avec son manuel d’utilisation et qu’il puisse en disposer pendant quelques jours. (Fréquence maximum des testes 3 GHz)

Kurt Ritter HE9DYY

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