www.hb9afo.ch
Rayonnements radio-électriques
Effets des rayonnements

Voir aussi: Mesures radio-électriques

Par Michel Vonlanthen

Nous "baignons" tous dans un environnement qui devient de plus en plus pollué. A notre insu, nous subissons continuellement des agressions à notre santé. Par exemple, avec des pesticides ou des produits de synthèse dans notre nourriture, des micro particules et des gaz d'échappement dans l'air que nous respirons. Nous subissons du stress dû aux nuisances sonores et visuelles de la ville. Et finalement nous baignons en continu dans un smog radioélectrique dont l'intensité croît continuellement avec l'apparition de nouvelles techniques de transmission: Le téléphone portable (GSM), le téléphone mobile (DECT), les transmissions de données à distance tels le WIFI et le Bluetooth, le CPL étant la dernière technique en date.

En principe, tout cela est (ou plutôt devrait être) contrôlé par l'Etat et des normes existent cet égard. Reste une question: "Si toutes ces agressions sont contrôlées individuellement, qu'en est-il de leur accumulation?". L'augmentation dramatique des cancers et des allergies dans la population doit bien avoir une cause!

 

Mon expérience professionnelle scientifique et humaine m'a fait prendre conscience de cette question et j'y ai acquis une conviction: Comme le disait Paracelse, "tout peut être poison, ce n'est qu'une question de dose". L'accumulation de faibles doses de plusieurs nuisances reçues 24h/24 est pour moi la cause principale de  l'augmentation de la morbidité actuelle (le corps détecte et se défend facilement des fortes doses comme, par exemple, celle reçue en passant à côté d'un émetteur puissant (sous l'antenne de Sottens, 100 kW!).

 

Malheureusement les études officielles tendent toujours à mettre en évidence l'action des très fortes doses (brûlures, etc.) mais passent sous silence l'action néfaste des faibles doses reçues pendant longtemps. Sans parler de l'addition de plusieurs de ces nuisances pendant un temps très long.

Cela tient au fait que ce genre d'étude est très difficile à faire et, accessoirement, que les pouvoirs en place, poussés par les lobbies industriels, ne sont pas préemptifs mais défensifs. Leurs études (faites la plupart du temps après coup) tendent plutôt à prouver que des produits, les téléphones portables par exemple, ne sont pas nuisibles pour l'être humain et qu'il peuvent continuer à être vendus.

 

Si notre santé était la préoccupation première de nos savants "officiels", chaque étude serait faite AVANT l'introduction d'un nouveau service ou produit, et en prenant en compte le principe de précaution.

 

En fin de compte, mon intuition est la suivante:
Notre corps subit continuellement des agressions. Chacun d'entre elle "tend" un peu plus nos défenses naturelles, les rapproche du point à partir duquel  une maladie pourra se déclarer. Il suffira alors d'un stress supplémentaire pour que le corps n'arrive plus à se défendre et , par exemple, qu'un cancer se déclare.

 

Ce serait donc l'accumulation de plusieurs nuisances reçues, chacune à faible dose mais pendant  longtemps, qui serait, entre autres, responsable de l'augmentation dramatique des cancers dans la population.

 

Mais, foin de tout cela, mon intention n'est pas de créer une polémique et d'accuser qui que ce soit!
Mon but est plutôt de m'informer et de partager ce que je récolte avec ceux qui le voudront bien.
 

 

SANTÉ / L'étude de Dirk Adang, conduite à l'UCL, livre des résultats peu rassurants
Une étude sur les ondes GSM inquiète

Par Christophe Schoune

Le taux de mortalité des rats de labo double en cas d'exposition aux ondes pulsées des GSM. Et chez les hommes ? On le saura en 2015...

http://www.lesoir.be/actualite/sciences_sante/sante-l-etude-de-dirk-adang-2008-06-24-609322.shtml

Sommes nous tous les cobayes de l'industrie de la téléphonie mobile ? Cette question ne figure pas dans la thèse défendue avec brio, ce lundi, par Dirk Adang, à l'école polytechnique de l'Université catholique de Louvain (UCL). Mais les résultats de la recherche lancée en 2002 par ce nouveau docteur en sciences appliquées ne manqueront pas d'éveiller le plus haut intérêt des usagers, des pouvoirs publics et de l'industrie à une époque où les technologies sans fil pullulent.

« L'Organisation mondiale de la Santé préconise davantage de recherches à long terme à basse puissance, remarque le chercheur. L'étude épidémiologique de l'impact des ondes électromagnétiques sur la santé humaine nécessite d'attendre jusqu'en 2015 si l'on considère l'explosion de la téléphonie mobile à partir de 1998. Vu ce délai, il m'est apparu important de ne pas attendre cette échéance avant d'avoir une mesure partielle de l'impact, sur la santé de mammifères, des champs électromagnétiques à faible niveau… »

Voici les principales conclusions de cette recherche.

1 Une durée d'expérience très longue Pour mesurer entre autres l'impact des ondes pulsées utilisées dans les technologies mobiles (GSM, antennes relais, wi-fi, radars…), le chercheur a constitué quatre groupes de rats, qui possèdent 90 % de matériel génétique en commun avec l'homme. Pendant 18 mois, Dirk Adang a exposé trois de ces groupes à trois niveaux d'exposition électromagnétiques différents. Le groupe témoin n'était quant à lui pas soumis à ces ondes.

« Un rat vit en moyenne 2 ans et demi, explique le chercheur. Cela signifie que j'ai exposé ces mammifères pendant 70 % de leur vie à des niveaux conformes aux standards internationaux en vigueur. Soit, une moyenne de 27 volts par mètre à raison de deux heures par jour, sept jours sur sept. »

De l'avis de plusieurs experts intervenus ce lundi, la durée de l'expérience et ses modalités lui confèrent un caractère unique à ce jour. Force supplémentaire de la méthode : les rats, tatoués à l'intérieur des oreilles pour être identifiés sans ambiguïté, étaient en liberté dans quatre cages différentes au long de l'expérience. « Cela signifie qu'il n'y avait aucun stress particulier lié à l'expérience, précise Dirk Adang. Or, ce stress peut constituer un biais pour la validité des résultats… »

2. Une agression du système immunitaire Pour vérifier l'impact sur la santé des rats, des échantillons de sang ont été prélevés tous les trois mois. « Il est remarquable que dans tous les groupes soumis à une exposition, on constate une augmentation des monocytes comparativement au groupe témoin », note l'étude.

Ces globules blancs sont une partie du système immunitaire et jouent un rôle important dans le processus d'élimination des particules étrangères au corps humain. « Ces découvertes montrent un stress dans la formation du système sanguin après une exposition à faible dose, à long terme, de micro-ondes, note la thèse. (…) C'est comme si l'organisme vivant réagissait à une agression étrangère ou une intrusion. »

Autre constat : après 11 et 18 mois d'exposition, des augmentations significatives d'autres types de globules blancs ont été constatées dans les trois groupes exposés. « Les leucocytes et les neutrophiles montrent une augmentation de près de 30 % comparativement au groupe témoin après 18 mois d'expérience. Cela peut-être une indication d'un effet à long terme, même en dessous de faibles niveaux thermiques. »

3 Un taux de mortalité doublé L'effet sur la santé des mammifères devient très clair à l'issue des trois mois qui suivront l'arrêt de l'expérience. Comme le détaille l'infographie en page 3, le taux de mortalité dans les trois groupes exposés est le double (60 %) de celui constaté dans le groupe témoin (29 %). Dirk Adang relève que l'augmentation de la mortalité peut être due à « la réaction et l'altération du système immunitaire. » De quoi sont-ils exactement morts ? Sur les 124 rats, seulement 19 ont fait l'objet d'une dissection. Un nombre trop peu élevé pour être significatif et établir des comparaisons. Relevons le fait que 16 des 17 rats exposés à des champs électromagnétiques sont morts de tumeurs diverses (cou, genou…).

4 Des cadavres à autopsier Et après ? Fort d'une recherche saluée pour sa rigueur méthodologique par un jury d'experts international, Dirk Adang manifeste son souhait de poursuivre les recherches en introduisant une plus haute fréquence : « Les résultats que nous avons obtenus ont ouvert des portes pour des recherches futures, note l'auteur. C'est pourquoi les 124 cadavres sont conservés dans le formol jusqu'à ce que les organes puissent être analysés. Il faudra pouvoir établir si l'exposition aux micro-ondes a engendré un vieillissement prématuré des rats. Les présomptions existent à ce niveau. »

Il s'agira aussi de vérifier si ces résultats concernent l'homme.

Poser la question, c'est déjà y répondre…

 

Repères

L'antenne relais GSM. Les normes belges, fixées à 20,6 V/m, sont en dessous des valeurs préconisées par l'OMS, mais au-dessus des 3 V/m préconisés par le Conseil supérieur de la santé français. Une majorité des antennes émet dans les faits en dessous de 3 V/m. De nombreux experts estiment que le seuil doit être rabaissé à 0,6 V/m pour atténuer l'impact biologique des ondes pulsées.

Le téléphone portable sans fil à domicile (DECT). Il émet sans discontinuer des ondes pulsées dont la puissance est souvent supérieure aux 3 volts par mètre.

Le wi-fi. L'ordinateur sans fil (wi-fi) rayonne sur la même fréquence que le four à micro-ondes, mais sa puissance est moindre. Le gouvernement allemand déconseille son usage. Il est recommandé de ne pas laisser son wi-fi "allumé" 24h/24.

Le GSM. http://www.crrirem.org publie un classement des marques selon leur rayonnement.


 

Témoignage d'un apiculteur père de famille
par Alexandre Castellane F5SFU

Sollicité par le voisinage qui "pestait" après une antenne relais, et interpellé par la mort de nos abeilles (je suis apiculteur amateur et ai découvert avec stupéfaction qu'elles meurent de par le monde depuis le début des années 90, comme par hasard le début du GSM), j'en suis arrivé à faire quelques recherches sur le sujet. C'est édifiant !

Le champ de nos chers portables atteint des dizaines de V/m près de nos cervelles.
(champ max légalement toléré: 15 V/m). Ca fait plus que craindre pour notre santé !...

Ce serait à mon humble avis le phénomène de pulsation et de burst qui serait à l'origine des troubles observés. Rien de très très grave (sic) si tu vis déjà à coté d'une radio libre émettant en permanence  1kW, pas plus que si tu te mets à rôtir au soleil...

Par contre 0W  => 2W => 0W etc ... à 270 Hz + des bursts très lents, pourraient interférer avec les ondes à très basse fréquence de la reproduction cellulaire.

Exit le calcul pourtant si crédible de la seule chaleur apportée aux tissus qui pourtant me satisfaisait jusqu'il y a un an ! (on pensait que la seule action nuisible des ondes était de chauffer, voire de brûler, les tissus par dose massive de haute fréquence).

Ceci n'est que l'avis commercialement désintéressé d'un ingénieur radio, apiculteur et père de famille.

Voici un extrait de ma présentation en cours de réalisation pour sensibiliser le public:
 

 
E2 = 377 * Pémise * Gainantenne / d2


E = champ électromagnétique en V/m (Volts par mètre)
Pémise = puissance émise en Watts
Gainantenne = gain de l'antenne (sans unité)
d = distance en mètres entre l'antenne et le récepteur du champ

 

Le champ à 10 m d'un relais émettant avec 20W est de 4.9 V/m.
Le champ à 1 m d'un portable émettant avec 2W est de 9 V/m.
Le danger vient en premier lieu des portables évidemment !

Dans cet exemple l'antenne du portable a moins de gain que celle d'un relais, ce qui atténue d'autant plus l'effet (le gain des antennes est de 6 à 15 dB pour un relais, soit, dans l'axe de l'antenne, augmentation de la puissance rayonnée de 4 à 30 fois environ).


Gain d'une antenne de portable: 1.35 dBi à 900 MHz et 3.8 dBi à 1800 MHz.
Ce qui signifie que l'antenne d'un portable n'a pratiquement pas de gain par rapport à un dipôle, l'antenne de référence.

 


Conclusions


Il ne s'agit évidemment pas d'une croisade contre la téléphonie cellulaire, mais simplement d'apprendre à se servir intelligemment de son téléphone, en connaissant les travers d'une technologie.

  • Appeler pendant des heures ses copains, ses avocats ou les opérateurs avec son portable pour faire démonter une station de base n'a pas de sens !
     

  • Téléphoner depuis une grande surface (métallique), la tête dans les congélateurs ou dans les rayons d'un magasin de bricolage, à pleine puissance, non plus (réd: le portable adapte sa puissance d'émission à la qualité du signal, donc dans ce cas il transmet à puissance max).
     

  • Respecter les règles élémentaires de précautions (oreillette filaire, mise à distance pendant la composition du numéro, extinction en circulation, etc..) et limiter son usage semble prudent.
     

  • L'interdire aux enfants en attendant d'en savoir plus me paraît évident, sauf cas extrêmes (y en a-t-il vraiment tant que cela ?)


 

Champ électromagnétique maximum admissible
Par Michel Vonlanthen

Cette valeur maximum admissible d'exposition à un champ électromagnétique est donné par la législation nationale du pays concerné. Elle varie d'un pays à un autre. L'unité de cette valeur de champ et le V/m, Volt par mètre. La mesure de ce champ est normalisée pour une antenne de 1 mètre de long, donc pas en relation harmonique avec la fréquence du signal à mesurer (La longueur d'un dipôle, antenne de mesure normalisée à gain unitaire, correspond à la moitié de la longueur d'onde).

Il est difficile de trouver les documents originaux et actualisés où trouver cette information tant la législation est touffue et compliquée. Voici quelques pistes:

 

Tableau comparatif de quelques pays: (tiré du document "Conclusions de l'étude menée par l'ISSEP concernant les champs électromagnétiquesà proximité des antennes relais de la mobilophonie":

 

Valeurs pour les fréquences de 900 et 1800 MHz (fréquences utilisées par les GSM).

  • Belgique: 3 V/m

  • Suisse: 4 à 900 MHz, 6 à 1800 MHz

  • Italie, ex-URSS: 6,1 V/m

  • Australie et Nouvelle Zélande: 27,5 V/m

  • Union Européenne: 41,9 V/m à 900 MHz, 58,1 V/m à 1800 MHz

  • France: 61 V/m

 

A titre de comparaison, un portable GSM rayonnant une puissance de 2 W produit, à une distance de 2 m, un champ de 3 V/m.

 

"Etude suisse relative aux effets des champs électromagnétiques de la téléphonie mobile UMTS sur le bien-être et les fonctions cognitives de personnes électrosensibles et de personnes non électrosensibles":

 

La Recommandation européenne No 1999/519/CE du 12.7.1999 en détermine le cadre mais ne donne aucune valeur.

 

En France, le décret No 2002.775 du 2 mai 2002 en donne les valeurs maximum, qui sont:

  • de 10 à 400 MHz:     28 V/m

  • de 400 à 2000 MHz: 1,375 V/m

  • de 2 à 300 GHz:       61 V/m

En Suisse, la valeur maximum est de 61 V/m, à toutes les fréquences. Voir ici.
Dans les lieux sensibles, comme les écoles ou les logements, les immissions d’une seule installation ne doivent pas dépasser 6 V/m (valeur limite de l’installation).


A noter que ces valeurs max en un point donné représentent l'addition de tous les signaux reçus. S'il y a plusieurs émetteurs GSM sur un même lieu, leurs champs s'additionnent.

 

 

Ampoule basse consommation
des précautions à prendre

Par Alex Belvoit

L'intérêt des ampoules à basse consommation n'est plus à démontrer d'un point de vue énergétique, mais leur utilisation doit se faire en prenant un minimum de précaution... En aucun cas, ces ampoules ne peuvent être qualifiées d'écologiques

http://univers-nature.com/habitat-sain/ampoule-basse-consommation-danger.html

__________________________

Dans le cadre de la recherche d'un habitat sain l'impact des ampoules à basse consommation (type fluo compact) pose problème en 3 points :

  1. Leur recyclage, de par les composants électroniques et le mercure qu'elles comportent;
  2. L'effet stroboscopique qu'elles génèrent;
  3. Les rayonnements radioélectriques importants qu'elles émettent.

Le présent article ne traite que de l'aspect des rayonnements radioélectriques. Les problèmes de recyclage sont une évidence à cause de la complexité technique de ces ampoules à économie d'énergie et leur effet stroboscopique, dû au courant alternatif (1), peut provoquer chez des personnes prédisposées des phénomènes de fatigue visuelle, maux de tête, accélération du rythme cardiaque, etc.

1- Dans une ampoule classique, à incandescence, l'effet stroboscopique est amorti par le filament de tungstène producteur de lumière.

Pourquoi des
rayonnements radioélectriques

Les rayonnements radioélectriques qu'émettent les ampoules basse consonsommation (230 Volts - 50 Hertz) sont dûs aux nombreux composants électroniques intégrés dans leur culot. Cette véritable pollution n'intervient qu'en fonctionnement, l'ampoule allumée.

Sachant que le Parlement Européen a émis, fin 1998, une recommandation de 1 V/m maximum (un champ électrique se mesure en volt par mètre), visant à éviter les effets sanitaires à long terme (rapport Tamino), la détection de valeurs comprises entre 180 V/m et 1,8 V/m, dans les 20 premiers centimètres de distance d'une ampoule fluo compact, appelle à la vigilance.

A ce titre, la publication en août 2007, par les associations Arca Ibérica et Criirem, de tests de mesures de rayonnements radioélectriques d'ampoules fluo compact et à incandescence, pour des distances et puissances diverses, est riche d'information.


Des valeurs impressionnantes

Alors que le rayonnement in situ en champ libre était, dans le cadre de l’expérimentation de l’ordre de 0,2 V/m, les résultats de mesures sont les suivants lorsque les ampoules sont allumées:
 

Type d'ampoule Incandescence Basse consommation
Puissance 40 à 100 W 20 W
130 mA
15 W
110 mA
11 W
80 mA
7 W
50 mA
5 W
40 mA
D
i
s
t
a
n
c
e
s
5 cm 0,3 180,2 107,3 47,5 34,2 32,2
10 cm 0,3 48,6 31,3 13,6 9,34 7,2
20 cm 0,17 10,2 8,12 3,9 2,39 1,8
30 cm 0,2 3,8 3,2 1,7 1,0 0,8
40 cm 0,2 2,4 1,7 0,9 0,51 0,4
50 cm 0,16 1,4 0,96 0,6 0,35 0,29
70 cm 0,2 0,6 0,42 0,28 0,29 0,28
100 cm 0,14 0,32 0,2 0,24 0,2 0,22
150 cm 0,14 0,24 0,2 0,2 0,22 0,22
200 cm 0,14 0,24 0,2 0,2 0,2 0,22

Dans le tableau ci-dessus, les zones en rouge soulignent les conditions qui placent un utilisateur dans une situation non-conforme à la recommandation du Parlement Européen visant à limiter le rayonnement à 1 V/m maximum.

Néanmoins, il convient de relativiser ces valeurs et de ne pas jeter, ou de ne plus acheter d'ampoules à économie d'énergie. En effet, on ne passe pas sa journée à proximité d'une ampoule, cela dit il convient d'être vigilant et de prendre des précautions lors d'une utilisation en lampe de chevet ou de bureau, par exemple.

L'utilisation d'un téléphone portable et/ou la proximité d'une antenne relais, d'une borne WIFI, sont bien plus sujets à risque. Toutefois, on peut s'interroger sur l'absence d'un blindage du culot de la lampe, qui atténuerait grandement les émissions radioélectriques. Ceci dit, si vous tenez absolument à éviter ses rayonnements tout en restant avec des lampes basse consommation, choisissez les LEDs (cf. ampoule ci-contre à LEDs), elles sont à la fois plus économiques à l'usage (énergie et longévité) et plus saines...

Alex Belvoit

 

Conférence à l'EPFL
Les antennes de téléphonie mobile,
quels risques pour la santé ?
Par Michel Vonlanthen

Cette conférence a eu lieu le mardi 10 février 2009 dans la salle polyvalente  Centre Est de l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne, le chemin bien balisé au sein de l'école et l'annonce de sa tenue largement publiée dans les medias. Biens ! La salle était au 3/4 pleine et les intervenants étaient les suivants:
 

Dr Olivier Merkel
Agence Française de Sécurité Sanitaire de l'Environnement et du Travail (AFSSET)
Jean-Michel Poffet
Hygiéniste EPFL
Organisateur de la conférence
a
Dr Mirjana Moser
Office Fédéral de Santé Publique
a
Dr Klaus Stadtmüller
Médecin du travail de l'EPFL

a

Le Dr Merkel donna tout d'abord une longue information sur les théories de base de la radioélectricité et quelques infos sur ce qui se passe en France du point de vue de la recherche et de la protection contre les rayonnement non-ionisants. Ces derniers, sont ceux situés en dessous des rayons X (rayons visibles et en-dessous  du point de vue fréquence). Les rayons ionisants sont donc ceux dont la fréquence est supérieure aux rayons ultra violets, donc les rayons X et les rayons gamma. Comme tous les rayonnements, leur énergie est proportionnelle à la fréquence.

En France, le champ max est de 41 V/m pour la bande GSM de 900 MHz, mais à Paris, une charte admet un champ maximum de 2 V/m (moyenné sur une semaine, donc pas directement comparable avec les 41 V/m selon l'expert).

Le site de l'Agence Nationale de Fréquences (ANFR) donne une carte avec l'intensité du rayonnement radioélectrique mesuré dans toute la France. Des informations utiles se trouvent aussi sur le site de Agence Française de Sécurité Sanitaire de l'Environnement et du Travail. Une quinzaine de scientifiques travaillent dans cette agence mais les recherches font intervenir environ 500 ingénieurs extérieurs (de l'industrie donc).

Son exposé mis en évidence le fait qu'aucune expérimentation n'est faite sur l'effet des rayonnements de faible dose.
Toutes les normes de protection des champs sont basés sur les effets des dits rayonnements sur la peau (brûlures) et, pour les basses fréquences, sur l'effet biologique sur les enfants (leucémies). Rien d'autre, pas d'effet caractérisé sur l'être humain.

La Dr Mirjana Moser parla ensuite (en anglais!) de la situation en Suisse. Peu de renseignements intéressants hélas, "tout est sous contrôle" et "la population est plus inquiète des effets de la fumée et des produits chimiques que des effets des rayonnements radioélectriques". La norme suisse est de 6 V/m pour le 900 MHz.

Au sujet des émissions des Natel et antennes relais, ses graphiques tendent à prouver qu'il n'y a pas d'effet délétères  perceptibles sur l'être humain, les cas constatés semblant largement être pris pour des cas psychosomatiques, sans le dire cependant (mis dans la catégorie des effets non scientifiquement prouvés).

Le moment le plus instructif fut celui où le public posa des questions, notamment lorsqu'elle déclara qu'il y avait des études qu'elle ne pouvait pas faire car il n'y avait que 3 personnes dans son Office fédéral à s'occuper de cette question, et qu'ils se partageaient un poste à plein temps!...

La thèse belge (Université de Louvain) qui constate l'effet des rayonnements GSM sur les rats n'a pas l'air d'être connue des intervenants et manifestement aucune étude n'est faite sur les rayonnements faible mais permanents, ni sur les effets de la conjonction de plusieurs nuisances.

Conclusions

Ce sont des conclusions personnelles mais on aboutit malheureusement toujours aux mêmes:

  • Aucun effet biologique sur l'être humain n'est scientifiquement prouvé (disons "admis") à part les brûlures. Donc aucune étude n'a pu mettre ne évidence un effet délétère au sujet des maux dont se plaignent "ceux qui se disent sensibles aux rayonnements radioélectriques". A part le classement des plaintes en fonction de leur sujet et leur étude statistique, peu semble avoir été fait à cet égard. Ce sont des études certes difficiles à faire mais il y a tout de même des milliers de gens qui se plaignent de souffrances.

Comme toujours lorsque les sujets sont complexes, les experts consultés sont toujours des scientifiques employés dans l'industrie qu'ils sont justement chargés d'étudier. Ce sont bien sûr ceux-ci qui ont les connaissances nécessaires. Mais on ne peut s'empêcher de penser qu'une auto-censure, voire une collusion puisse exister, sans même parler de cas de corruption tel celui du célèbre cas de la cigarette (scientifique norvégien de l'UNIGE payé par l'industrie cigarettière, qui a bloqué pendant plus de 20 ans les résultas des études sur la fumée passive). Le doute subsistera probablement toujours dans l'esprit du public.

  • Quand qu'on voit qu'en Suisse, à l'échelon le plus haut, celui de la Confédération, une seule personne (3 mais à tiers de temps chacune) travaille sur ce sujet, on ne peut qu'avoir un doute sur le sérieux des études faites. C'est, par exemple, la même chose dans la restauration, où une seule personne est chargée des contrôles sanitaires dans les restaurants du Canton de Vaud. Dans ces circonstances, c'est évident qu'il n'y a pas beaucoup de cas "découverts" mais combien "existe-t-il" de cas sanitairement graves en réalité ?
    C'est facile d'affirmer que rien n'a été découvert si la dotation matérielle des chercheurs leur interdit toute investigation sérieuse ?
     

  • Une des conclusions de cette dame était qu'il fallait mettre en balance les mesures de précaution à prendre et le blocage du progrès industriel qui pourrait en résulter si on y allait trop fort. "Par quoi remplacer les ondes radioélectriques des Natel ?"

    Le problème, c'est qu'on attend que le marché soit envahit par les produits litigieux (voire dangereux) au lieu d'entreprendre ces études AVANT leur introduction. Le retour en arrière ne peut alors plus se faire sans de gros dégâts financiers. C'est en quelque sorte se faire forcer la main. Voir par exemple le cas du CPL, dont une commission de l'Union Européenne étudie depuis déjà 8 ans si cette technique peut être mise sur le marché sans dégâts. Ses conclusions ne sont toujours pas tombées mais dans l'intervalle le marché est inondé par ces équipements. Et pourtant, l'OFCOM a fait des mesures qui prouvent que ces équipements ne respectent pas les normes EMC (les dépassent d'un facteur 10 ! ).

 

De mon point de vue, aucune étude officielle ne mettra jamais en évidence une quelconque nuisance envers l'être humain, cela pourrait coûter trop cher aux industries concernées (soins médicaux, indemnisation, procès, etc.). Ou alors il faudra un énorme scandale impossible à cacher, du style de celui du sang contaminé. That's life mais en attendant il y a quand même des gens qui souffrent !...


Discussion finale animé, Robert HB9IJG en pleine action !

Merci à l'EPFL d'avoir organisé cette conférence. Son responsable hygiéniste devra prochainement approuver l'installation de 800 collaborateurs dans le nouveau centre, chacun avec un ou deux ordinateurs, et ses questions étaient finalement les nôtres. Quelle technique de communication installer pour éviter des nuisances? Après cette conférence, un auditeur crédule pourrait répondre "n'importe laquelle" puisqu' "aucun effet nuisible pour l'être humain n'a été constaté" selon les conférenciers.

On ne peut s'empêcher d'être sceptique...

Michel Vonlanthen


Bibliographie:

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